La Conférence de Berlin / 1884 .
37 cm x 43 cm, fac-similé encadré sous verre.       
Réception                 
"Ceux qui marchent, ceux qui font que courir, ceux et celles qui se déplacent, ont été déplacé.es, transporté.es, où sont donc leurs images ?"  Ceux qui veillent les images nègres, Oliver Marboeuf – 2019.
50 cm x 75 cm, encadré sous verre avec réhausse, baguettes en chêne brut.   
Métamorphe 
« Nous voguons sans cesse entre l’objet et sa démystification, impuissants à rendre sa totalité : car si nous pénétrons l’objet, nous le libérons mais nous le détruisons ; et si nous lui laissons son poids, nous le respectons, mais nous le restituons encore mystifié. »  Mythologies, Roland Barthes - 1970.
120 cm x 150 cm, tirage contrecollé sur aluminium 2 mm, châssis affleurant en bois.
​​​​​​​Stèle 
« Le cyclone du temps noué là dans son fond : où il s’est passé quelque chose que nous rejetons avec fureur loin de nos têtes, mais qui retombe dans nos poitrines, nous ravage de son cri. » - La case du commandeur, Edouard Glissant - 1981.
40 cm x 60 cm, encadré sous verre avec réhausse, baguettes en chêne brut.
X-ray 
35 cm x 37 cm x 70 cm. Bois, néons, verre, radiographie, plexiglas,
Sleeping art sickness
« La semaine dernière, le Dr H. W. G. Macleod a donné une conférence devant la Société des Arts sur la mystérieuse maladie du sommeil. Les connaissances scientifiques sur la maladie ont considérablement avancées avec la mission française au Congo. Les membres de la mission ont effectué les enquêtes les plus exhaustives sur la maladie et ont établi que l’infection se propage non seulement par la mouche tsé-tsé, mais aussi par un moustique de l’espèce Stegomya. Les membres de la mission travaillent désormais sur les données collectées en Afrique dans un beau laboratoire de Brazzaville.». - The illustrated London News, May 25, 1907.
90 cm x 120 cm, encadré sous verre avec réhausse, baguettes en chêne brut.
​​​​​​​Nul ne peut donner ce qu’il ne possède pas 
« A supposer qu’aucun voyage interplanétaire ne vienne élargir notre espace vital, a-t-on assez songé que l’homme était appelé à transfigurer la terre, et que la machine (pourvu que nous cessions d’en avoir peut) annonce un règne où les problèmes révèleront des noeuds d’intérêts insoupçonnés, de nouvelles dimensions de l’homme, d’autres sources de beauté, et de chances accrues de joies et de grandeur. ».  L’Art Nègre, extrait de "L’ artiste n’est pas seul au monde", Alioune Diop - Présence africaine -1951.
 60 cm x 90 cm, encadré sous verre avec réhausse, baguettes chêne brut.
​​​​​​​Holos graphein 
27 cm x 39 cm x 150 cm.  Bois, verre, vitrophanie,
​​​​​​​Mercurio 
20 cm x 25 cm, encadré sous verre avec réhausse, baguettes en bois blanc.
La séparation achevée 
95 cm x 135 cm.            tirage sur papier peint intissé.
Faux semblants
« Et sans doute notre temps... préfère l’image à la chose, la copie à l’original, la représentation à la réalité, l’apparence à l’être... Ce qui est sacré pour lui, ce n’est que l’illusion, mais ce qui est profane, c’est la vérité. Mieux, le sacré grandit à ses yeux à mesure que décroît la vérité et que l’illusion croît, si bien que le comble de l’illusion est aussi pour lui le comble du sacré. » Préface à la deuxième édition de L’Essence du christianisme, Feuerbach -1841.
33 cm x 110 cm x 15 cm.Bois, impression 3D, dimensions
Caryotype
50 cm x 40 cm encadré sous verre avec réhausse, baguettes chêne brut.​​​​​​​
Translocation
« Je n’ai jamais vu (…) d’image d’arbre. J’ai vu des arbres en images, j’ai vu des arbres s’imager, j’ai imaginé des arbres, mais des images d’arbres, je n’en ai jamais eu sous les yeux. Il faudrait pour cela que quelqu’un, quelque part, ait produit une telle image, qu’il en ait fait un objet, qu’il m’aurait fait voir et que j’aurai pu voir. » L’image, Tristan Garcia - 2007.
80 cm x 100 cm, encadré sous verre avec réhausse, baguettes en chêne brut.
Parabole
70 cm x 105 cm,  encadré sous verre avec réhausse, baguettes en bois blanc.
"Botanique de la mort"
« Quand les hommes sont morts, ils entrent dans l’histoire. Quand les statues sont mortes, elles entrent dans l’art. Cette botanique de la mort, c’est ce que nous appelons la culture. » Extrait du film Les statues meurent aussi de Alain Resnais et Chris Marker - 1953
Extrait dyptique vidéo, 1'36''.
NEMO DAT QUOD HABET* / 2019 - 2020
Projet réalisé en binôme avec Guillaume Chamahian pour la commande photographique "Flux, une société en mouvement" - CNAP / Photaumnales - Exposition collective dans le cadre du festival à Beauvais en Septembre 2020.
Le 28 novembre 2017, à l’Université de Ouagadougou, Emmanuel Macron déclarait vouloir : « un retour du patrimoine africain en Afrique ». Un rapport, de nombreux débats et de vives réactions s’en sont suivis. Ces objets d’art, sans être sur le chemin d’un retour, ne sont désormais plus entièrement dans les collections de nos musées. C’est dans cet espace d’irrésolution que Guillaume Chamahian et Julien Lombardi ont placé leurs recherches. Comment représenter les flux qui jalonnent l’histoire de ces objets, évoquer leurs devenirs ? Comment représenter le rapport de l’occident à sa mémoire coloniale ? Comment exprimer les stigmates des êtres et des cultures qui ont subies ces pillages ?
Pour expérimenter cette situation, lui redonner une échelle, ils ont choisi d’acquérir par les voies légales du marché un fétiche. De l’appropriation à la restitution, ils l’ont exposé pendant une année à un cycle d’opérations qui structurent la diaspora de ces objets. L’ensemble des gestes qu’ils ont entrepris leurs a laissé un goût amer. La sensation que reconstituer le parcours de ce fétiche - rejouer les actes qu’il a subi pour devenir œuvre de musée - est une dépossession de sa raison d’être. Bien trop loin de sa terre d’origine, des rituels qui chargent son pouvoir magique, il a été une seconde fois désacralisée. 
Après l’avoir - pour un temps - affranchi du marché de l’art, l’avoir explorer sous toutes ses coutures, la responsabilité qui leurs incombe pose une nouvelle question : à présent, que faire de cet objet ?
On 28 November 2017, at the University of Ouagadougou, Emmanuel Macron declared that he wanted "a return of African heritage to Africa". A report, many debates and intense reactions were followed. These objects of art, without being on the way back, are no longer entirely in the collections of our museums. It is within this space of irresolution that Guillaume Chamahian and Julien Lombardi have placed their researches. How can we represent the fluxes that punctuate the history of these objects, evoke their destinies? How can we represent the relationship between the West to its colonial? How can we express the stigma of the beings and cultures that have suffered this looting?
In order to experiment this situation, to give it back a scale, they have chosen to acquire a fetish through the legal channels of the art market. From appropriation to restitution, they exposed it for a year to a cycle of operations that structure the diaspora of these objects. All the actions they undertook left a bitter taste in their mouths. The feeling that reconstructing the journey of this fetish - replaying the acts it underwent to become a museum work - is a dispossession of its raison d'être. Far too far from his homeland, from the rituals that charge his magical power, he has been desacralized a second time. 
After having - for a time - freed it from the art market, having explored it from every angle, the responsibility incumbent upon them raises a new question: now, what to do with this object?

*Nul ne peut donner ce qu'il ne possède pas / No one gives what they don't have 

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